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Science et Culture

CNRS rapport sur le bénévolat

Le bénévolat en France

“L’intérêt d’être bénévole”, c’est le titre d’un rapport publié en mars 2012 par deux chercheurs du CNRS (Centre National de la Recherche Scientifique). Ce rapport met en exergue l’évolution des motivations qui poussent les bénévoles de nos jours à s’investir au sein des structures associatives.

Parmi les aspects évoqués dans ce rapport, il y a l’épanouissement et le développement personnels que procure le bénévolat. En effet, les personnes sondées affirment que pour elles, être bénévole c’est prendre du plaisir, vivre des moments de partage et un moyen de faire de nouvelles rencontres. Le bénévolat permet une adéquation entre la volonté d’œuvrer pour une collectivité et de former sa personnalité dans un engagement choisi et volontaire. L’affiliation sociale est également citée. Nous sommes dans un environnement social invitant de plus en plus à l’épanouissement personnel et à la réalisation de soi, s’accomplir n’est plus réductible aux satisfactions (ou insatisfactions) générées par la vie familiale ou professionnelle. La passion ou le plaisir à travers l’engagement bénévole qui entremêle socialisation primaire et secondaire, devient un vecteur indispensable de cette réalisation de soi. Pour Claudine, 58ans (présidente d’une association sportive) : « C’est la passion de la gym bien sûr, ça c’est évident pour moi mais aussi la passion pour tout ce qui est secrétariat, contacts, contacts humains, enfance… C’est passionnant de travailler avec l’enfant ».

CNRS rapport sur le bénévolat

Les chercheurs du CNRS (Centre National de la Recherche Scientifique) se sont intéressés à un panel de personnes, toutes bénévoles. Première constatation : les hommes seraient davantage investis dans le bénévolat que les femmes. Là où les hommes et les femmes se différencient encore, c’est le secteur dans lequel ils œuvrent : les hommes préfèrent les milieux sportifs, de cultures ou de loisirs, tandis que les femmes s’investissent plus dans le social, religieux et humanitaire.
Ce sont souvent les jeunes retraités ou presque retraités, qui sont les plus actifs dans le bénévolat (puisqu’ils ont plus de temps libre). Cependant, les moins de 25 ans sont de plus en plus nombreux à s’engager bénévolement, les scientifiques expliquent cela par le petit plus que représente le bénévolat sur un CV.

Néanmoins, les conclusions de cette étude se veulent positives quant à l’état de la solidarité dans notre société actuelle, souvent pointée du doigt à cause de son individualisme. Les bénévoles viennent de toutes les classes sociales, et surtout, ne cherchent rien en retour. Au départ, une simple envie d’aider, puis finalement, cela s’avère être un réel plaisir et non une corvée. D’après les personnes interrogées, le bénévolat est devenu un loisir comme un autre.

Pour une lecture complète du rapport, vous pouvez le télécharger en cliquant ICI.

Venons en maintenant au bénévolat au niveau de la religion musulmane et plus précisément dans la structure de l’association Tous Ensemble.

Tout d’abord il faut souligner que la religion musulmane accorde une très grande place à la solidarité et à l’entraide. Les versets à ce sujet sont nombreux. Parmi eux, Allah, exalté soit-Il, dit : « Entraidez-vous dans l’accomplissement des bonnes œuvres et de la piété et ne vous entraidez pas dans le péché et la transgression » Sourate 5, verset 2.

En effet, comme nous l’a enseigné  le Prophète Mohammed [saw h=”25″], les musulmans forment un seul corps et quand l’un d’eux souffre, c’est tous les autres qui doivent se sentir concernés et ainsi partager cette souffrance.

En ce qui concerne l’entraide envers les non-musulmans : « Allah ne vous défend pas d’être bienfaisants et équitables envers ceux qui ne vous ont pas combattus pour la religion et ne vous ont pas chassés de vos demeures. Car Allah aime les équitables » Sourate 60, verset 8.

Selon Abou Hourayra  [ranhu h=”25″], le Prophète [saw h=”25″] a dit : « La foi comporte un peu plus de soixante dix ou de soixante branches. Le plus élevée est la proclamation qu’il n’y a de dieu qu’Allah et la moindre est le fait d’ôter de la voie publique ce qui peut nuire aux passants. La pudeur est l’une des branches de la foi ». (Unanimement reconnu authentique)

Comme toute association à but non lucratif, les bénévoles sont le moteur clef de notre travail au quotidien. C’est avec leurs efforts que notre structure arrive à développer ses activités à destination de nos adhérents. Ce qui ressort des échanges que l’on a avec nos bénévoles, c’est que leur première motivation est le recherche de la satisfaction et de l’agrément d’Allah, tout  musulman se doit d’agir en bien envers ses semblables sans rien attendre en retour de leurs parts, et c’est ce qui fait la particularité du bénévolat musulman. S’ajoute à cela une envie d’agir positivement dans son quartier, et d’aider ceux qui sont dans le besoin…

Bien entendu, comme évoqué dans le rapport du CNRS, “la plus-value matérielle”, si on peut dire, pour ces bénévoles réside en un apprentissage et une maturité acquis au fil des interventions et des évènements organisés. Leadership, secrétariat, management, logistique… plusieurs aspects sont abordés au sein des associations, ce qui ne peut qu’être bénéfique pour s’épanouir et acquérir de l’expérience.

Depuis quelques années, nous avons remarqué au sein de l’association Tous Ensemble que l’intérêt que portent nos adhérents au bénévolat est de plus en plus grandissant, surtout chez les plus jeunes d’entre eux. Cela se reflète d’ailleurs dans la composition de son Conseil d’Administration actuel. A ce propos, si vous souhaitez faire partie de notre équipe de bénévoles, n’hésitez pas à nous laisser un message via la page contact.

Enfin, n’oublions pas que « chaque âme sera pleinement rétribuée pour ce qu’elle aura œuvré » Sourate 39, verset 70. Et chaque œuvre dans le bien ne sera jamais de trop dans la balance.

Les bienfaits du jeûne

Les bienfaits du jeûne

En plus du côté spirituel, jeûner apporte beaucoup de bienfaits à la santé. Il permet entre autres d’éliminer les toxines, accroît la régénération cellulaire, une petite perte de poids (si l’on ne sombre pas dans l’excès de nourriture lors de la rupture du jeûne) grâce à l’élimination des réserves graisseuses et la stimulation des défenses immunitaires. Le docteur Noreen A. Kassem nous explique ce qui arrive à notre corps durant le jeûne :

Une élimination plus rapide des tumeurs

Au cours de jeûne, le corps humain produit sa propre énergie en brûlant les ressources stockées à partir des excès de graisses, les glucides et les sucres. Le foie est l’organe le plus important dans ce processus économique, il convertit les matières grasses en produits chimiques appelés corps cétoniques qui sont ensuite utilisés comme source d’énergie.

La désintoxication est l’un des avantages les plus importants du jeûne. Ce processus naturel, tel la désintoxication du colon, du foie, des reins, des glandes lymphatiques des poumons, de la peau ainsi que l’élimination ou la neutralisation des toxines; il est accéléré pendant le jeûne ainsi le corps décompose les graisses. Les produits chimiques et les toxines absorbées par les aliments durant la rupture du jeûne sont stockés dans les réserves de graisse et utilisés au cours de la journée de jeûne.

Le jeûne est aussi un remède pour l’esprit, le corps et l’âme. Au niveau physique, l’énergie et les ressources sont détournées de l’appareil digestif (qui est constamment amené à travailler) permettant au corps de guérir, de se reconstruire et de se reconstituer. Des études médicales montrent que, durant un jeûne, des excroissances tissulaires anormales telles que les tumeurs manquent d’éléments nutritifs et sont donc plus susceptibles d’être décomposés et éliminées de l’organisme.

Le jeûne permet à l’organisme d’exploiter ses ressources à leur plein potentiel et de se concentrer sur la reconstruction à partir d’un niveau microscopique ainsi l’ADN et l’ARN deviennent plus efficaces dans la transcription des protéines et les tissus de l’organisme.

D’autres changements dans le corps au cours du jeûne incluent une légère diminution de la température corporelle due à une baisse du taux métabolique et générale des fonctions corporelles. Le taux de glycémie et le taux métabolique (liquides du foie) sont réduits afin d’économiser l’énergie. Le système digestif, qui est très souvent surchargés, et sans cesse en fonctionnement, arrive à s’auto-nettoyer pour une digestion plus efficace et une meilleure absorption des nutriments.

Les bienfaits du jeûne

Pendant le jeûne le système digestif est au repos. Toute l’énergie consacrée habituellement aux nombreuses heures de digestion (2 à 4 heures 3 fois par jour) va être économisée.

La muqueuse de l’estomac et des intestins prend le temps de rétablir les glandes et les muscles, et enlever les « déchets ». Plusieurs autres processus qui soutiennent l’infrastructure de base du corps se développe au cours du jeûne, la production d’hormones par exemple augmente ainsi que l’antivieillissement de l’hormone de croissance.

En conclusion, parmi les bienfaits du jeûne :

– La perte de poids : la perte de poids ne doit pas être la motivation du jeûneur bien qu’elle soit réelle, de 5 à 10 % du poids de départ, plus pour les hommes, moins pour les femmes. Une personne sans surpoids ne perdra que le strict minimum qu’elle reprendra d’ailleurs à l’issue du jeûne;
– L’élimination des graisses superflues, des toxines…;
– La régénération : le gain d’énergie est orientée vers la guérison et la cicatrisation;
– L’augmentation des défenses immunitaires;
– Peau neuve (jeunesse, souplesse) : le nettoyage profond du corps transparaît à l’extérieur;
– Prévention : maladies, vieillissement prématuré, troubles de la ménopause;
– L’arrêt des mauvaises habitudes : cigarette, thé, café, chocolat…

Ci-dessous un documentaire diffusé en mars 2012 sur la chaîne de télévision Arte  “Le jeûne pour se soigner, nouvelle thérapie ?” (durée 55 minutes).

PS : le documentaire ne traite pas du jeûne selon le rite islamique, mais essaye d’analyser le principe de se priver de nourriture et ce que cela apporte au corps humain du point de vue scientifique.