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Cours d'apprentissage du Saint Coran

Cours d’apprentissage du Saint Coran

Cours d'apprentissage du Saint Coran

Tout au long du mois de Ramadan, vous avez la possibilité de venir apprendre le Saint Coran en groupe, d’améliorer votre élocution ou tout simplement prendre le temps de méditer sur les paroles d’Allah le Clément le miséricordieux.

Cela se passe  à la salle Orillard, tous les jours, entre les prières de Dhohr et Asr.

https://www.association-tousensemble.fr/wp-content/uploads/2012/07/Coran-tajwid-session-Ramadan-1433.pdf

Rattache ton cœur à Allah

De quoi as-tu peur ?

N’as-tu jamais entendu ce genre de phrases : « Passer sous une échelle, ça porte malheur ! », « Briser un miroir, c’est 7 ans de malheur. », « Attention, vendredi prochain c’est Vendredi 13. » Ou quand un corbeau passe près de la fenêtre en poussant un cri : « C’est mauvais signe, il va y avoir un malheur. » ?

Et quel a été alors ton sentiment ? Est-ce que tu t’es dis : « J’espère qu’il ne va rien nous arriver… », « Faites que nous n’ayons pas de soucis… » Ou bien est-ce que tu as su avec certitude que tout cela n’était que mensonges et superstitions. Mais même à ce moment-là, n’as-tu pas ressenti que ton cœur en avait été affecté, et que même si tu n’y croyais pas, il y avait quelque chose en toi qui te disait : « Et si c’était vrai… » ?

Alors sache, mon frère, ma sœur, que tout ceci n’a aucun fondement dans l’islam, ce sont des mythes et des légendes forgées afin de détourner les serviteurs de leur Seigneur. Allah n’a-t-Il pas dit : {Votre Maître est Allah qui a créé les Cieux et la Terre en six jours et qui S’est ensuite établi sur Son Trône. C’est Lui qui règle la marche de l’Univers. Aucune intercession ne peut avoir lieu sans Sa permission. Tel est Dieu, votre Seigneur ! Adorez-Le ! C’est bien le moment de vous en souvenir.} (Sourate Yûnus, 10 : 3) Rien ni personne ne peut intercéder auprès de Lui sans qu’Il n’en donne la permission et Il est le Seul à régler la marche de l’Univers, à l’organiser, à le gérer.

Penses-tu que ces choses peuvent faire du mal sans la permission du Seigneur de l’Univers ? Imagines-tu qu’Allah ne connait pas Son royaume, Lui qui l’a créé Seul et dont Il a la charge : {et dis : «Louange à Allah qui ne S’est jamais donné de progéniture, qui n’a point d’associé dans la Royauté, qui n’a jamais eu besoin de protecteur contre la moindre vilenie !» Proclame donc hautement Sa grandeur ! } (Sourate Le Voyage nocturne, al-Isrâ’, 17 : 111)

Ô toi qui te réclame de l’islam ! Ô toi qui te dis croyant(e) ! Voudrais-tu faire partie de ceux qui prennent d’autres divinités à côté d’Allah ? Veux-tu ressembler à {quelqu’un qui, précipité du ciel, se trouve disputé par des oiseaux de proie ou emporté par le vent vers un abîme sans fond.} (Sourate Le Pèlerinage, al-Hajj, 22 : 31) Alors évite de tomber dans le piège des superstitions, du mauvais augure et du pessimisme. Toutes ces choses n’ont aucun pouvoir, elles n’apportent ni bien, ni mal : {Dis : «Invoquez ceux que vous prétendez être des divinités en dehors de Dieu. Ils ne peuvent ni vous guérir du mal ni vous en préserver.»}  (Sourate Le Voyage nocturne, al-Isrâ’, 17 : 56)

Ces conceptions sont exactement celles du peuple de Mûsâ [alayhis h=”25″]. Lorsqu’ils subissaient un préjudice ou un malheur, ils l’imputaient à Mûsâ [alayhis h=”25″] et ses partisans. Allah nous dit à leur sujet : {Quand un bienfait leur arrivait, ils disaient : «Cela nous est dû !», mais quand un malheur les frappait, ils qualifiaient Mûsâ et ses compagnons d’oiseaux de mauvais augure, alors que leur sort dépendait uniquement de leur Seigneur. Mais la plupart d’entre eux ne s’en doutaient guère.} (Sourate al-Acrâf, 7 : 131) Evidemment, les malheurs qui les touchaient n’avaient aucun lien avec Mûsâ [alayhis h=”25″], ils venaient plutôt de l’ordre d’Allah et de Son décret. Au contraire, la venue de Mûsâ [alayhis h=”25″] était un bon signe puisqu’il était envoyé par Allah pour apporter la bonne parole et annoncer la bonne nouvelle aux croyants. Son message n’était qu’encouragement au bien et à l’action pour le bien-être des hommes, il apportait optimisme et chaleur dans le cœur des gens. Et l’optimisme est un bien,  cUrwah Ibn cÂmir [ranhu h=”25″] raconte, à ce propos, que les augures furent cités en présence du Prophète [saw h=”25″] qui dit : « Le meilleur des augures est l’optimisme. Et l’augure ne dissuade pas le musulman (de mener ses projets à bien). Si l’un d’entre vous assiste à un évènement qu’il répugne qu’il dise donc :

“اللهم لا يأتي بالحسنات إلا أنت ولا يدفع السيئات إلا أنت ولا حول ولا قوة إلا بك”

“Allahumma Lâ Ya’tî bil-Hasanât illa an twa la yadfa’u l-hasanât illa ant wa la hawla wa la quwwata illa bik”

“Ô Allah ! Personne n’apporte d’évènement heureux à part Toi, et personne ne repousse les malheurs à part Toi, et nous ne tirons notre force et notre puissance que de Toi.” » (Abû Dâwûd)

Le Prophète (sa) a dit : « Pas de contagion, ni d’augure, ni d’oiseau de mauvais augure, et point de Safar.» (Bukhâri, Muslim) Dans la version de Muslim, on trouve cet ajout : « Point d’astre, ni de goule (à craindre). » C’est-à-dire que toutes ces choses citées n’ont aucune action par elles-mêmes. Il ne faut donc pas en avoir peur. Au contraire, il faut placer toute sa confiance en Allah et savoir que rien ne peut nous arriver que ce qui nous a été destiné. {Dis-leur : «Rien ne nous atteindra, en dehors de ce que Allah nous a déjà prescrit. Il est notre Maître ! Et c’est en Lui que les croyants doivent mettre leur confiance !»} (Sourate Le Repentir, at-Tawba, 9 : 51)

Les Arabes pensaient que le mois de Safar portait malheur, alors ils évitaient de se marier pendant ce mois. Or, c’est un mois comme tous les autres. Pour ce qui est de la contagion, elle existe mais c’est Allah qui décide si la maladie te touchera ou non. Cependant, il est demandé de faire les causes et de prendre les précautions nécessaires et potentiellement efficaces comme l’a ordonné le Prophète [saw h=”25″] : « Il n’y a pas de contagion, ni d’augure, ni de Hâma [l’hibou selon une interprétation, ndr], ni de Safar, mais fuyez le lépreux comme vous fuyez devant le lion. » (Bukhâri)

Rattachons nos cœurs à Allah et non à des superstitions et ne propageons pas à tort et à travers des mythes sans même savoir s’ils ont un fondement dans notre religion et si c’est une révélation de la part d’Allah à Son Messager [saw h=”25″].

{Soyez des monothéistes sincères et ne prêtez aucun associé au Seigneur, car celui qui Lui donne des associés est comme quelqu’un qui, précipité du ciel, se trouve disputé par des oiseaux de proie ou emporté par le vent vers un abîme sans fond.} (Sourate Le Pèlerinage, al-Hajj, 22 : 31)

M.L

Faut-il expliquer la Sharia ?

Dans cette période de tumultes, où les revendications et les prétentions vont bon train, il est nécessaire de revenir sur un concept souvent utilisé à mauvais escient. Les derniers bouleversements opérés au sein des sociétés musulmanes soulèvent de nombreuses interrogations, notamment sur leur devenir et celui de leurs populations. Plus généralement, on voit émerger, de part et d’autre du globe, une contestation des systèmes en place et une remise en cause de l’organisation des états.

Comment devrait-on organiser la société, a-t-on les outils adéquats, les moyens sont-ils suffisants, quelle base doit être la référence pour faire régner la justice, l’équité, pour donner à chaque individu sa place, pour que chacun puisse jouir pleinement de ses droits, pour préserver l’intégrité des biens et des personnes…voilà de quoi il retourne.

C’est dans ce contexte d’agitation qu’un thème refait surface drainant avec lui ses partisans et ses détracteurs…la Sharia… Mais qu’est ce donc que ce « charabia », ce vocable qui n’est apparemment pas emprunté au latin, ni au grec, et qui n’a rien d’anglo-saxon ?

Le mot « Sharia » vient de la racine arabe composée de trois lettres de l’alphabet arabe : « Shîn (SH) – Râ’ (R) – ‘Ayn ». Les arabes emploient cette racine pour exprimer différentes choses telles que :

1. Le commencement d’une action;
2. L’idée de limpidité, l’évidence, la clarté;
3. Une source d’eau abondante, apparente et facile d’accès;
4. Un chemin clairement tracé

Cette racine est utilisée régulièrement dans le Coran et la Sunna (la tradition prophétique) pour référer aux règles instaurées par Dieu et qui délimitent une voie pour Ses serviteurs. Cela englobe non seulement les différents aspects de la croyance, les actes mais aussi le comportement de l’individu et les mœurs de la société. En somme, il s’agit de la religion toute entière. Et ceci est le sens véritable donné à la sharia par les savants d’hier et d’aujourd’hui.

Cependant, les juristes musulmans emploient souvent le mot « sharia » dans un sens restreint, il désigne alors exclusivement les règles relatives aux actes, qu’il s’agisse d’actes d’adoration (prière, jeune, etc.) ou des transactions sociales (mariage, divorce, commerce, etc.).

La « sharia » est donc le commencement, un fondement homogène sur lequel on construit. Une source pure, claire, limpide, celui qui s’en abreuve n’aura aucun mal à se satisfaire et n’aura jamais à craindre la pénurie. C’est une nourriture pour l’âme, une plénitude pour le cœur, un cadre épanouissant pour l’individu et salvateur pour la société. C’est le chemin clair tracé par le Seigneur à l’attention de Ses serviteurs, ceux qui aspirent à une vie meilleure, ici-bas et dans l’au-delà.

Voilà donc ce qu’est la Sharia : un système d’organisation à la fois solide et complexe ayant pour lignes directrices les recommandations divines et prophétiques. Libre à chacun d’y adhérer ou non en effet, Dieu a dit : {Point de contrainte [pour rentrer] dans la religion} (Sourate La Vache, al-Baqara ; 2 : 256) Mais le croyant est convaincu que : {Ceux que vous adorez en dehors de Dieu ne sont que des noms que vous avez inventés, vous et vos ancêtres, et auxquels le Seigneur n’a conféré aucun pouvoir. En vérité, le pouvoir (al-hukm) n’appartient qu’à Dieu qui a prescrit de n’adorer que Lui. Telle est la vraie religion, mais bien peu de gens le savent.} (Sourate Yûsuf, 12 : 40) Le pouvoir désigné ici est le pouvoir législatif (al-hukm), le droit à légiférer, qui est une des spécificités du Seigneur et ce {pouvoir n’appartient qu’à Dieu}. Le monothéisme exige de restituer à chacun ses caractéristiques et ses droits, il faut rendre à César ce qui est à César et à Allah ce qui est à Allah !

Mais la Sharia est faite de telle manière qu’elle est intemporelle, elle n’est pas un système figé ou rétrograde. Elle n’appelle pas à circuler à dos de chameaux ou à porter des turbans, sa vocation est d’organiser la société à différents échelons, sur les plans économique, social, politique, en lui donnant des orientations et des principes généraux qui la contraignent sans lui imposer un modèle précis. Par exemple, elle ordonne la justice et la bienfaisance, la consultation dans les affaires publiques, la préservation et la restitution des droits des individus mais ne décrit pas en détail les différentes manières de s’appliquer. C’est pourquoi Allah nous dit : {Il a créé aussi les chevaux, les mulets et les ânes qui vous servent à la fois de montures et d’apparat. Et Il crée d’autres choses dont vous ne soupçonnez même pas la nature ! ® Dieu tient à montrer la Voie droite, bien que certains s’obstinent à suivre des voies tortueuses.} (Sourate Les Abeilles, an-Nahl, 16 : 8, 9) Allah crée des situations et des contextes que l’être humain est incapable d’imaginer, mais dans le même temps, Il lui fournit les dispositions qui lui permettent de vivre en harmonie et de s’adapter en lui montrant la Voie, la marche à suivre afin qu’il puisse vivre en toute aisance sans renier ses principes : {Dieu tient ainsi à vous faciliter l’accomplissement de vos devoirs religieux et non à vous le rendre difficile.} (Sourate La Vache, al-Baqara, 2 : 185) En somme, la Sharia est un système souple, fait pour s’adapter à tout lieu, à toute époque et à toute communauté.

Certes, ses fondements sont immuables, le monothéisme reste le monothéisme, la prière reste la prière, l’obéissance reste l’obéissance et la désobéissance reste la désobéissance mais dans Son immense sagesse et Son extrême bonté, le Créateur a voulu rendre flexible et multiple l’application de certains principes de la religion. L’homme peut alors, en tout temps, et en toute quiétude, distinguer le bon du mauvais, le bien du mal, car son Seigneur lui a déclaré {licite les bonnes choses et illicite les mauvaises choses} (Sourate Les Murailles, al-A‘araf, 7 : 157).

Voici donc un aperçu général de cet état d’esprit, de cette vision de vie qu’on appelle Sharia. Aussi, quelle grossière erreur – grotesque, dirais-je même – que de résumer la Sharia à ses seules peines légales, c’est comme si l’on réduisait la démocratie au système carcéral et aux restrictions des libertés individuelles liées aux crimes et aux délits et que l’on ramenait l’équation à cette expression simpliste : « démocratie égale prison ». Cette utilisation systématique du mot de sorte à le dénaturer et lui faire perdre son sens réel révèle, de la part de son usager, un sérieux manque d’objectivité et un dédain pour l’honnêteté intellectuelle.

M.L

Recueil des 40 hadiths par An-Nawawi

Recueil des 40 hadiths par An-Nawawi

Deuxième source de référence de l’islam après le Coran, les hadiths transmettent les enseignements du Prophète Mohamad [saw h=”25″] à travers ses actes et ses paroles, tels qu’ils ont été rapportés par ses proches compagnons. Ce recueil des « 40 hadiths » est une célèbre compilation réalisée par l’imam An-Nawawi, grand savant religieux du XIIIe siècle. Il a fait l’objet de nombreux commentaires, et continue d’être étudié et mémorisé à travers le monde musulman. Son succès est dû au fait que l’essentiel de la religion musulmane s’y trouve rassemblé : fondements de la Religion ; vertus et nobles caractères ; principes éthiques, etc. Il constitue en cela une excellente introduction à l’étude de l’enseignement du Prophète [saw h=”25″].

[accordion]
[acc title=”Hadith 1 : Les Actes ne valent que par leurs intentions.”]Le commandeur des croyants, Abou Hafç ‘Omar ibn Al-Khat’âb [ranhu h=”25″] a dit : J’ai entendu l’Envoyé de Dieu [saw h=”25″] dire : « Les actions ne valent que par leurs intentions, Chacun ne recevra la récompense qu’il mérite que selon ce qu’il a entendu faire. A celui qui a accompli l’hégire pour plaire à Allah et à Son Envoyé, son hégire lui sera comptée, comme accomplie en vue de Dieu et de Son Envoyé. Celui qui l’a accomplie pour obtenir quelque bien en ce bas monde, ou pour épouser une femme, son hégire lui sera comptée selon ce qu’il recherchait alors ».

Note : Le prophète [saw h=”25″] aurait prononcé cette parole à propos d’un Mekkois qui aurait, comme lui, abandonné sa ville pour Médine, mais à cause d’une femme, et non par conviction religieuse.
[/acc]
[acc title=”Hadith 2 : Al Islam, Al Imane et Al Ihsane. “]’Omar [ranhu h=”25″] a dit encore : Un jour, nous étions assis en conférence chez l’Envoyé de Dieu [saw h=”25″], et voici que se présenta à nous un homme vêtu d’habits d’une blancheur resplendissante, et aux cheveux très noirs. On ne pouvait distinguer sur lui une trace de voyage, alors que personne d’entre nous ne le connaissait.
Il prit alors place, en face du prophète [saw h=”25″]. Il plaça ses genoux contre les siens, et posa les paumes de ses mains sur les cuisses du prophète [saw h=”25”], et lui dit :
“Ô Mohammed, fais-moi connaître l’Islam ».
L’Envoyé de Dieu [saw h=”25″] dit alors : «L’Islam consiste en ce que tu dois: témoigner qu’il n’est d’autre divinité qu’Allah, et que Mohammed est Son Envoyé, accomplir la prière rituelle, verser la Zakat (impôt rituel) et accomplir le jeûne de Ramadan, ainsi que le pèlerinage à la Maison d’Allah si les conditions de voyage rendent la chose possible».
Son interlocuteur lui répondit: «Tu as dit vrai», et nous de nous étonner, tant de sa question que de son approbation. puis, il reprit « Fais-moi connaître la Foi ».
Le Prophète [saw h=”25″] répliqua: «La foi consiste en ce que tu dois croire à Allah, à Ses Anges, à Ses Livres, à Son Prophète, au Jugement Dernier. Tu dois croire encore à la prédestination touchant le bien et le mal».
L’homme lui dit encore: «Tu as dit vrai», et il reprit: « Fais-moi connaître la vertu ».
Le Prophète [saw h=”25″] lui répondit: «La vertu consiste à- adorer Dieu, comme si tu Le voyais, car si tu ne Le vois pas, certes, Lui te voit». L’homme lui dit encore: « Fais- moi connaître l’Heure (du Jugement Dernier) », et le Prophète [saw h=”25″] lui répondit: «Sur l’heure du jugement, l’interrogé n’est pas plus savant que celui qui le questionne ».
Là-dessus, l’homme lui dit: « Mais fais m’en connaître les signes précurseurs », et le Prophète [saw h=”25″] lui répondit: « Ce sera lorsque la servante engendrera sa maîtresse, lorsque tu verras les va-nu-pieds, ceux qui vont nus, les miséreux, les pâtres se faire élever des constructions de plus en plus hautes ».
Là-dessus, l’homme partit. Je demeurai là longtemps, puis le Prophète [saw h=”25”] dit: « O ‘Omar, sais-tu qui m’a interrogé? ».
« Non, répondis-je! Allah et son Envoyé, en cette matière, sont plus savants »
« Cet homme-là était l’Archange Gabriel. Il vient de la sorte à vous pour vous enseigner votre religion »

Note: Ce hadith est un petit catéchisme musulman en résumé: Le Prophète [saw h=”25″] rappelle d’abord les cinq obligations fondamentales de l’Islam, puis parle des croyances essentielles, y compris du jugement Dernier, sur lequel il donne quelques détails, et enfin traite de la vertu. Ces trois éléments constituent la religion (dîn).[/acc]
[acc title=”Hadith 3 : Les Piliers de l’Islam. “]Aboû ‘Abd er-Rah’màn, ‘Abd Allah ben ‘Omar, en el-Khat’t’ab [ranhum h=”25″] , a dit: J’ai entendu l’Envoyé de Dieu [saw h=”25”] dire : « L’Islam est bâti sur cinq piliers:
1° Le témoignage qu’il n’est d’autre Dieu qu’Allah et que Mohammed est Son Envoyé.
2° L’accomplissement de la prière rituelle.
3° L’acquittement de la zakat (impôt rituel).
4° Le pèlerinage à la Maison d’Allah.
5° Le Jeûne du mois de Ramadan ».

Note : Ce hadith est un simple rappel des cinq obligations fondamentales de l’Islam (voir aussi hadith n°2).
[/acc]
[acc title=”Hadith 4 : Les dernières œuvres sont déterminantes. “]Aboû ‘Abd-er-Rah’mân, ‘Abd-Allâh, ben Mass’oûd [ranhu h=”25″] a dit : I’Envoyé de Dieu [saw h=”25”], le Très véridique, le Très digne de foi, nous a raconté ce qui suit : « Certes, chacun de vous, lorsqu’il est créé dans le sein de sa mère est d’abord pendant quarante jours une gouttelette, puis devient du sang coagulé pendant une semblable durée de temps, puis enfin durant un même laps de temps, devient comme une bouchée de chair, là-dessus, l’ange lui est envoyé, qui insuffle l’âme, et il est ordonné à celui-ci d’accomplir quatre commandements, à savoir d’inscrire: les moyens de vivre (du nouvel être), le terme de son existence, ses actions, enfin, son infortune, ou son bonheur futur.
« Par Allah, en dehors de Qui il n’est pas d’autre Divinité, certes, chacun de vous aurait beau œuvrer comme l’ont fait ceux destinés au Paradis, en sorte qu’il s’en approcherait à la distance d’une coudée, alors ce qui a été écrit pour lui prévaudrait, et donc il accomplirait (quand même) les actions des damnés, et il entrerait en Enfer. Et certes, chacun de vous aurait beau œuvrer comme les damnés, au point de s’approcher de l’Enfer à la distance d’une coudée, alors ce qui a été écrit pour lui prévaudrait, en sorte qu’il accomplirait les actions des élus et qu’il entrerait (quand même) au Paradis ».

Note: Ce hadith est une illustration du dogme de la prédestination.[/acc]
[acc title=”Hadith 5 : La nullité des innovations. “]Selon la Mère des Croyants, Oumm AbdAllah Aïcha [ranha h=”25″] , l’Envoyé de Dieu [saw h=”25”] a dit :
« Quiconque apporte à notre religion une nouveauté qui n’en provient pas, celui-là est à repousser ».
Note : La nouveauté (religieuse) est, en principe, contraire à l’esprit de l’Islam qui désigne une telle innovation par le terme de bid’a. Cependant certaines innovations, sont considérées comme de bonnes bid’as, con contraires à l’esprit de la religion.[/acc]
[acc title=”Hadith 6 : Du licite et de l’illicite. “]Abou Abdallah En-Noumân ben Bachîr [ranhum h=”25″] a dit: J’ai entendu l’Envoyé de Dieu [saw h=”25”] dire :
« Certes, ce qui est permis (halal) est évident, et ce qui est défendu (h’arâm) est évident aussi. Mais, entre l’un et l’autre, il y a bien des choses équivoques, que la plupart des gens ne savent pas (distinguer). Qui se garde de l’équivoque purifie sa foi et son honneur, mais celui qui y tombe, tombe dans ce qui est défendu: il est semblable au pâtre qui mène ses troupeaux aux alentours d’un territoire gardé, et alors, bien vite il y fera paître. Chaque roi ne possède-t-il pas un territoire gardé? Le champ gardé de Dieu, ce sont les choses défendues.
En vérité, il y a dans le corps humain un morceau de chair qui, en bon état, permet au corps tout entier de prospérer et qui, en mauvais état, le corrompt en entier, c’est le cœur ».

Note : La parabole du pâtre montre que le cœur de l’homme doit rester éloigné des choses équivoques qui risquent de le faire tomber dans le péché, presque à coup sûr.[/acc]
[acc title=”Hadith 7 : La religion est le bon conseil. “] Selon Aboû Roqiya Tamîm ben Aoûs ed-Dâri [ranhu h=”25″], l’Envoyé de Dieu a [saw h=”25”] dit :
« La religion, c’est la sincérité ».
Quand nous demandâmes : « Envers qui? », il répondit: « Envers Allah, envers Son Livre, envers Son Envoyé, envers les chefs des musulmans, et le commun peuple parmi eux ».[/acc]
[acc title=”Hadith 8 : Le caractère sacré du musulman. “]Daprès Ibnou Omar[ranhum h=”25″] , l’Envoyé de Dieu [saw h=”25”] a dit :
« Il m’a été ordonné de combattre les hommes jusqu’à ce qu’ils témoignent qu’il n’est d’autre divinité qu’Allah, et que Mohammed est Son Envoyé, qu’ils accomplissent la prière rituelle, qu’ils acquittent la Zekâa. S’ils exécutent ces choses, ils seront, à mon égard, garantis quant à leurs personnes et à leurs richesses, à moins qu’ils ne trangressent (ouvertement) la loi de l’Islam, mais Dieu réglera le compte de leurs (intentions vraies) ».

Note : Le sens est que Mohammed doit mener la guerre sainte contre les infidèles jusqu’à leur conversion (trois des cinq obligations fondamentales sont énumérées (mais Dieu seul pourra sonder les cœurs et savoir si la conversion est sincère et non dictée par le désir de sauvegarder sa personne et ses biens. Pour le châtiment que le musulman peut encourir, voir le hadith n° 14 ).[/acc]
[acc title=”Hadith 9 : La responsabilité dépend de la capacité. “]Aboû Horeîra Abd-er-Rah’mân ben Çakhr [ranhu h=”25″] a dit : J’ai entendu l’Envoyé de Dieu [saw h=”25″] dire : « Ce que je vous ai défendu de faire évitez-le, et ce que je vous ai ordonné, accomplissez- le dans la mesure où cela vous est possible. Ceux qui vous ont précédé ont péri seulement par l’abondance de leurs questions et leurs divergences d’opinions à l’égard de leurs Prophètes [alayhis h=”18″ c=”black”]».

Note : C’est un principe général en Islam que « L’on n’exigera de personne plus qu’il ne peut accomplir » Qôran i,233. La suite du hadith rappelle les malheurs qui ont frappé en particulier les Juifs, pour n’avoir pas suivi leurs Prophètes [alayhis h=”18″ c=”black”], ainsi qu’il est dit à maintes reprises dans le Qôran.[/box][/acc]
[acc title=”Hadith 10 : Ne sont acceptées que les bonnes choses.”] Selon Aboû Horeîra [ranhu h=”25″], l’Envoyé de Dieu [saw h=”25″] a dit : « Certes Allah, Très Haut est Pureté. Il n’accepte que ce qui est pur. Il ordonne aux croyants ce qu’il a ordonné à Ses Envoyés. Or, Il a dit: ‹Ô Messagers! Mangez de ce qui est permis et agréable et faites du bien.› (23:51), dit aussi : ‹Ô les croyants! Mangez des (nourritures) licites que Nous vous avons attribuées.› (2:172). Là-dessus, le Prophète [saw h=”25″] fit allusion à l’homme qui prolonge ses voyages (pieux), qui a des cheveux longs et poudreux et tend les mains vers le ciel, disant : « O Seigneur, O Seigneur, et cependant il se nourrit de choses défendues, boit des liquides défendus, se revêt d’habits défendus, et il a été nourri (dans son enfance) de choses défendues. Comment donc pourrait-il être exaucé? ».[/acc][/accordion]