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Université: "Retirez votre voile pour passer l'examen"...

Université: “Retirez votre voile pour passer l’examen”

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Après m’être installée à ma place dans l’amphithéâtre, la professeure Y* m’interpelle par mon nom, puis me dit de retirer mon voile car elle doit “voir mes oreilles pendant l’examen”. Je lui dis que non, que j’étais désolée mais que personne ne m’avait jamais dit une chose pareille, que ce soit pendant les cours ou lors des examens. Elle rétorque en me disant que c’est la loi, qu’il faut que “les étudiants passent leurs examens les oreilles découvertes”… Je lui réponds que c’est ridicule et je retourne à ma place, prête à commencer l’examen. Puis elle m’apporte un document “officiel”, en pointant le paragraphe stipulant que “tout étudiant doit se présenter à l’entrée des salles d’examen le visage et les oreilles découverts afin que le personnel puisse contrôler son identité”. Je lui réponds donc qu’elle connaît déjà mon identité, puisqu’elle m’a vue et interpellée par mes nom et prénom, et qu’il n’y avait de ce fait pas lieu d’enlever mon voile.

Déterminée, elle m’annonce que je ne pourrai pas passer l’examen ainsi et va chercher la secrétaire; Je reste calme, à ma place et les attends. La secrétaire me fait comprendre que je pourrai passer l’examen, mais Mme Y* change de tactique: “il faut retirer votre voile afin que l’on puisse voir vos oreilles, car nous avons eu trop de cas de tricheries avec des filles voilées”…la secrétaire acquiesce. Je réponds à la secrétaire en lui disant que j’accepte de découvrir mes oreilles devant la professeure, devant la porte de l’amphithéâtre, afin qu’elle soit assurée de mon identité et qu’elle puisse voir que je n’ai rien pour tricher. La secrétaire opte pour cette solution et s’en va.

[quote style=”boxed” ]Je me dirige donc vers la porte, avec la professeure, et lui montre mes oreilles, juste en entrouvrant mon voile: elle s’énerve en disant qu’elle ne voit rien. Je m’approche d’elle en lui ajoutant même un “regardez, j’ai juste des boucles d’oreilles, et regardez aussi dans mes manches, mon gilet, mes bottes, rien pour tricher!” Frustrée, elle ne répond rien et donc j’entre dans l’amphithéâtre pour enfin commencer l’examen après 15 minutes de retard… Pendant les 2 heures d’examen, j’ai eu droit à des regards insistants et remplis de haine de sa part, ainsi que de celle de la personne qui surveillait la salle avec elle. Cet incident m’ayant choquée et déstabilisée, j’ai eu littéralement un trou noir : je ne me suis rappelée d’aucune formule ni de mon cours pendant près de 30 minutes, et de ce fait, je n’ai pas pu être dans des conditions d’examen optimales comme l’ont été les autres étudiants. Quand j’eus terminé, je déposai ma copie et quittai la salle.[/quote]

J’ai tout de même été voir la secrétaire, pour essayer d’en savoir un peu plus. Elle me dit qu’ils avaient reçu un “document” qu’il fallait respecter, mais que l’UFR adoptait une politique plus “tolérante” afin de permettre à tous d’avoir accès à l’éducation. Ceci étant, elle me rappela que la France était un pays laïque, où les signes religieux sont interdits dans les lieux publics, et qu’il était préférable que les étudiants soient tous “lambda” et sans différences religieuses apparentes…S’engagea alors avec elle une discussion sur le caractère injuste et ridicule de cette prise de position, lui rappelant qu’il y avait encore quelques années, le port du pantalon était interdit aux femmes…hé oui, vous étiez hors la loi. Pas de réponse.

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En France, tout le monde, sans exception, peut réussir

En France, tout le monde, sans exception, peut réussir

En France, tout le monde, sans exception, peut réussir

La plus terrible des discriminations est celle que l’on s’impose à soi-même. En France, chacun peut trouver les moyens de ses rêves. Et si l’on s’autorisait à rêver ?

Villageois qui n’avait jamais vu une route asphaltée avant l’âge de six ans ni dit ou entendu « allo », Ali Taleb Almarrany, qui vit au Yemen, perd un œil lors d’un accident : un ami jouait avec une Kalachnikov, une balle lui traversa le visage! Il s’en sortira, mais son handicap – il est borgne – fera fuir ses amis qui ne voudront pas de lui à la plage. Rejeté de toutes parts, Ali Taleb Almarrany croit en lui. La suite en vidéo (cliquez sur le bouton « cc » pour faire apparaître les sous-titres en français).


Plus que le témoignage sur le handicap et la capacité phénoménale de l’être humain a changé son destin, Ali Taleb Almarrany nous rappelle combien le croyant trouve une énergie incommensurable dans le souvenir de Dieu.A la fin de son intervention, Ali évoque cette parole divine que chacun devrait se répéter tous les jours, plusieurs fois par jour. Allah nous dit qu’Il est comme nous pensons qu’Il est. Il nous dit aussi que si nous nous approchons de lui, Il s’approchera de nous plus encore. Si nous L’évoquons, Il nous évoquera.La remise en Dieu, la confiance en Lui (tawakkul) plutôt que le stress de ne pas trouver de CDI, plutôt que l’illusion d’une vie « stabilisée » par un job. On court après un CDI en oubliant que le Pourvoyeur est Allah. Dans la sourate 17, verset 31, Allah ordonne aux croyants : « Ne tuez pas vos enfants par crainte de pauvreté ; c’est Nous qui attribuons leur subsistance ; tout comme à vous. » Aujourd’hui, en France, on ne tue pas ses enfants par crainte de pauvreté. En revanche, on ne rêve plus, on ne vise plus les étoiles, on tue son enthousiasme, on tue son élan vital.Y a-t-il un problème à vouloir un CDI ? Non évidemment. Mais il y a un problème à rêver d’un CDI. Tout le monde rêve. Tout le monde aimerait exercer telle ou telle passion. Mais parce qu’en France on s’interdit le rêve, alors chacun choisira tel ou tel métier, tel ou tel poste. Or, ce pays offre des possibilités inouïes.En France, tout le monde, sans exception, peut réussir. Certes un peu moins facilement quand on est noir, arabe, rom, handicapé, de forte corpulence, femme, etc. Mais, ces obstacles ne sont pas des murs infranchissables. En France, la première et terrible discrimination qui mine notamment les zones dites « sensibles », c’est celle que chacun cultive dans sa propre tête : la plus terrible des discriminations, c’est la mienne, c’est moi quand je tue mon rêve de pauvre, mon rêve de femme, mon rêve d’Arabe, mon rêve de noir. »

Ali Taleb Almarrany est un formidable exemple, un exemple bien vivant : le Yémen est l’un des pays les plus pauvres au monde. Ali n’est pas bien né sociologiquement parlant. En France, contrairement à d’autres pays, un pauvre n’est jamais condamné d’avance à le rester. Ali Taleb Almarrany a vaincu l’adversité. Réveillons le Ali Taleb Almarrany que chacun a en soi, réveillons-le et rêvons.

Témoignage de bénévole

J’ai décidé d’être bénévole

Témoignage de bénévoleC’est quelque chose qui nous trotte dans la tête : Comment se rendre utile ? Comment aider ? Donner de son argent, mais aussi de son temps, de sa personne, devenir membre d’une association, remplir quelques heures de bonnes actions et donner le sourire à ceux qui en ont besoin …

C’est ce qu’a fait Imane, voici son témoignage :

Je m’appelle Imane, j’ai 26ans et je travaille en tant qu’ingénieur sur la région parisienne. Depuis plusieurs années je ressentais un fort besoin d’être utile particulièrement depuis que je me suis investie davantage dans la religion. Je voulais plaire à Dieu et lui montrer que je m’intéressais aux autres, surtout ceux qui sont dans le besoin, je me suis donc tourné vers le bénévolat.

Il me tenait à cœur d’aider des personnes qui étaient en difficulté, de leur apporter accompagnement et soutien, et en retour recevoir un simple sourire. Je ainsi adhéré à l’association Tous Ensemble, l’organisation qui gère les affaires de la communauté musulmane à Vanves.

Le fait d’être bénévole me rapproche de Dieu le Miséricordieux et me fait énormément de bien. Mon cœur est plus serein et ma vie plus épanouie. Depuis que j’ai vu l’état de certaines personnes je me plains nettement moins et remercie davantage Dieu de m’avoir donné cette bénédiction de venir en aide aux autres. Chaque jour est savouré à sa juste valeur.

Plusieurs de nos compatriotes ont cette fibre du bénévolat, mais pour être honnête ce n’est pas suffisant, nous avons besoin de beaucoup plus de personnes qui s’impliquent, et cela à long terme. Ça nous permettra ainsi d’agrandir nos actions et d’aider plus de personnes.

Nous les musulmans devons agir et être utile aux autres, faire vivre l’esprit de fraternité et rompre avec l’individualisme qui ronge notre société moderne.